Les USA, la plus puissante nation sur terre,ont perdu peu à peu leur indépendance face à Israël depuis la guerre des six jours de ۱۹٦۷, lorsque des pilotes américains avaient revêtu l’uniforme de l’armée sioniste pour combattre les Arabes.
Rappel des faits historiques:Nous savons tous que les pays occidentaux éprouvent un complexe de culpabilité vis - à - vis des Juifs après l’horrible génocide qu’ils ont subi durant la deuxième guerre mondiale. La lâcheté des Européens avait favorisé l’accès au pouvoir d’Hitler, le plus grand criminel de l’histoire de l’Humanité. Echine courbée, les Européens, en particulier la Grande Bretagne et la France, avaient assisté impuissants aux persécutions entamées contre les Juifs en Allemagne même dès l’année ۱۹۳۳, puis à l’annexion de l’Autriche «l’Anschluss» en mars ۱۹۳۸, et au démantèlement de la Tchécoslovaquie en septembre ۱۹۳۸ suite aux accords de Munich. En fait, Hitler ne faisait que mettre à exécution ses projets d’expansion territoriale et ses conceptions racistes à l’encontre des Juifs et des races jugées «inférieures», présentés dans le détail dans son livre - programme de guerre «Mein Kampf», cela dès ۱۹۲۵! Il a fallu qu’Hitler envahisse la Pologne le ۱er septembre ۱۹۳۹ pour que la Grande Bretagne et la France réagissent enfin en déclarant la guerre à l’Allemagne nazie le ۳ septembre ۱۹۳۹. Mais c’était déjà trop tard pour sauver les Juifs de l’extermination par application de la «solution finale»: six millions de Juifs seront exterminés dans les machines à tuer, les camps de concentration mis en place dès l’année…۱۹۳۳! A la fin de la seconde guerre mondiale, les Occidentaux décident d’apaiser quelque peu leur sentiment de culpabilité vis - à - vis des Juifs en présentant la facture…aux Arabes, obligés de payer les dommages de guerre, alors qu’ils n’avaient rien à voir avec l’holocauste, d’où le partage de la Palestine. En réalité, les Occidentaux au lieu de présenter la facture à l’Allemagne, en l’obligeant par exemple à céder une partie de son territoire pour la création de l’état d’Israël, ont préféré éloigner à leur façon les Juifs d’Europe et d’Amérique: «Foutez le camp du monde occidental(et plus tard de Russie), et concentrer - vous en un seul lieu, la Palestine que vous considérez comme votre terre biblique». Si cette «terre biblique» était située en Europe, en Allemagne par exemple, jamais les Juifs n’auraient été autorisés à s’y regrouper, encore moins à y fonder un état belliqueux, raciste, et expansionniste!Aujourd’hui:Toujours tiraillés par des remords qui ne sont plus d’actualité, les pays occidentaux couvent de leur protection, et de leur soutien indéfectible l’état guerrier d’Israël: «Pas touche à mon subconscient - ni même à mon conscient, rien à cirer des dépassements commis par Israël, et aux Arabes de continuer à payer les dommages et intérêts de la seconde guerre mondiale, entendre par là La Shoah!». Ainsi, on ferme les yeux sur les dénis de justice commis quotidiennement par Israël contre le peuple palestinien, quitte à protester du bout des lèvres contre les mesures de représailles parfois jugées «disproportionnées» engagées par leurs «amis israéliens». Dans le même temps, on demande aux Arabes toujours plus de concessions. De guerre lasse, les Arabes ont fini par enterrer définitivement(?) la hache de guerre, par reconnaître implicitement - et explicitement - l’état d’Israël, en invitant fermement les Palestiniens à cesser d’importuner les colons israéliens même si ces derniers rognent chaque jour d’avantage sur un territoire reconnu «palestinien» certes, mais devenu avec le temps un morceau de gruyère bien chétif, par rapport au partage en deux états décidé par l’ONU le ۲۹ novembre ۱۹٤۷.Que veut Israël?Le beurre et l’argent du beurre, à savoir: la reconnaissance «de jure» de l’état d’Israël par tous les pays arabes, un pseudo - état palestinien d’accord mais qui renonce «au droit de retour», qui récupèrera «ses frères égarés» en ۱۹٤۷ en Israël, un pseudo - état palestinien qui soit démilitarisé avec des frontières flexibles c ' est - à - dire susceptibles d’être rognées à tout moment au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux colons –faut bien leur faire de la place n’est - ce pas? Est - ce suffisant pour vous satisfaire sa «majesté Israël»? Que non: il faudrait que les pays arabes se plient aux quatre volontés d’Israël, que l’argent du pétrole soit géré à New York par «leurs agences bancaires» en place, que leurs régimes soient «démocratiques» à savoir courber l’échine quand il le faut, en commençant par rompre leurs relations diplomatiques avec l’Iran, et par interdire tout parti islamiste genre Hamas en Palestine et Hizb Allah au Liban, etc…etc…Pour le reste, nous verrons plus tard au fur et à mesure des besoins, comme par exemple des frontières flexibles aussi avec les pays arabes limitrophes d’Israël, toujours dans le souci de faire de la place aux nouveaux colons israéliens.Et les USA dans ce scénario?Nous avions déjà énoncé au début de cette opinion que les USA avaient engagé une pente descendante au profit d’Israël depuis la guerre de ۱۹٦۷. Après les pilotes américains enfilant l’uniforme israélien, des dollars par milliards ont été versés directement au trésor de l’état sioniste, et indirectement sous forme d’armement de plus en plus sophistiqué afin de maintenir un déséquilibre militaire au Moyen Orient au profit d’Israël, quitte à vendre aussi des armes moins performantes aux pays arabes, la facture qui leur sera présentée –aux Arabes bien sûr - couvrant aussi bien les ventes aux Israéliens que celles consenties aux Arabes, mais avec une qualité nettement inférieure. Faut surtout pas se tromper entre amis réels et amis supposés, n’est - ce pas! Mais cela ne suffit pas pour satisfaire Israël, les USA ont complaisamment cédé leur fauteuil au Conseil de sécurité de l’ONU chaque fois qu’une question touchant à la sécurité d’Israël –que dis - je? chaque fois que le nom d’Israël est évoqué pour une sanction possible par le Conseil de sécurité. Ainsi, ce n’est pas la voix des USA qui retentit au Conseil de sécurité, mais celle d’Israël avec un droit de veto acquis et utilisé sans être membre de ce conseil! La preuve: que quelqu’un me cite une seule résolution du Conseil de sécurité condamnant Israël adoptée sans que le veto des «USA - Israël» ne soit brandi. Les négociations de paix au Moyen Orient sous l’égide des USA? Vous plaisantez, c’est Israël qui conduit le processus à ses propres conditions. La preuve: Lorsque les USA avaient invité «fermement» leur protégé Israël à stopper ne serait - ce que temporairement la reprise de la construction des colonies en territoire palestinien, afin de relancer le processus des négociations, Israël est passé outre sachant pertinemment que les Américains finiront bien par se plier à leurs conditions, d’où le retournement de veste des USA déclarant que le gel des colonies n’est pas un préalable à la reprise du dialogue, «aux conditions d’Israël» comme de bien entendu. Comment expliquer qu’un petit état de moins de cinq millions d’habitants puisse dicter ses volontés à la première puissance de la planète, voire de la galaxie? Par l’argent tout simplement, aux USA toute politique dépend de l’argent qui la soutient. Le résultat de élections présidentielles aux USA dépend de la masse d’argent investie durant la campagne électorale, et des espèces sonnantes et trébuchantes promises par la suite. Et qui gère cette masse d’argent aux USA, y compris l’argent du pétrole dont les ۲۰۰ milliards de dollars déposés par l’Algérie dans les banques américaines? Ce sont les lobbys israéliens qui contrôlent le nerf de la guerre arabo - israélienne tout simplement.Quelle vraie solution au problème palestinienQuelle solution au conflit arabo - israélien? La solution ne dépend plus des agitations des gouvernements, américain ou arabes. L’avenir est entre les mains des opinions publiques tant en Amérique que dans le monde arabe. Parier sur la complaisance éternelle du gouvernement des USA vis - à - vis d’Israël, sur la sempiternelle désunion des palestiniens et celle des rangs arabes, croire que la docilité de certains régimes arabes est un gage pour l’avenir, c’est faire un mauvais pari. Aux USA, seule l’opinion publique américaine est en mesure de changer les choses, n’en déplaise aux forces de l’argent, en commençant par remettre à sa place le vrai représentant de leur gouvernement, en renvoyant à son strapontin l’usurpateur israélien, en rendant justice au peuple palestinien, et en obligeant leur pays –les USA - à suivre une ligne politique qui soit dans le sens de l’histoire. Le peuple américain aura plus à gagner dans un monde apaisé où la justice règne sur terre, la justice des peuples pas celle de leur gouvernement. Malheureusement, le commun des mortels américains n’arrivera à cette conclusion que lorsqu’il y aura vrai péril en la demeure: la menace d’une troisième guerre mondiale pour des problèmes qui ne concernent en rien le peuple américain. Et les Arabes? Là aussi, la solution ne dépend ni des pouvoirs en place ni des oppositions qui les contestent. Seules les opinions publiques, que dis - je, seule l’opinion publique arabe est en mesure de balayer les petits calculs des gouvernements, de déverrouiller les frontières, d’imposer l’unité du monde arabe parlant d’une seule voix, et mettant en commun toutes ses ressources, notamment pétrolières et monétaires, et de revendiquer une juste place dans le monde en commençant par une vraie solution du conflit arabo - israélien qui ne passerait pas obligatoirement par «jeter à la mer» les Juifs de Palestine, mais qui cantonnerait Israël dans les limites territoriales qui prévalaient avant la guerre de ۱۹٦۷, et qui déclarerait toute la région «zone dénucléarisée».Question finale Faudrait-il parvenir au seuil d’une troisième guerre mondiale pour rétablir le monde sur des bases équilibrées, chaque pays ayant droit au respect, à la sécurité, à la prospérité ?