Deux anciens hauts fonctionnaires américains ont révélé au Time magazine qu’Hillary Clinton en avait fait allusion, lors d'une réunion à Washington en 2010, à l’époque où les États-Unis craignaient que l’entité sioniste d’Israël puisse s’attaquer au programme nucléaire iranien. Selon un troisième ancien haut fonctionnaire, madame Clinton n'avait pas « cautionné l'idée » mais l’avait émise « comme une option à envisager », avant de préciser que cette idée n’avait pas fait l’unanimité auprès de l'administration Obama. Hillary Clinton avait suggéré à la Maison Blanche d’accorder : « un feu vert tacite aux Israéliens pour qu’ils s’occupent du problème à notre place [Américains, ndlr] », plutôt que de les en empêcher ! Dans son livre qu’il vient de faire publier, l'ancien chef du Pentagone Robert Gates révèle que les hauts fonctionnaires de la Maison Blanche avaient mis en garde le président Barack Obama contre une réplique de l'Iran en cas d'attaque. « Militairement, je pensais que nous avions besoin pour nous préparer à une possible attaque israélienne et aux représailles iraniennes », écrit Robert Gates dans son livre. Actuellement, plusieurs lobbies israéliens, y compris l’AIPAC (Comité américain pour les Affaires publiques israéliennes) font pression sur le Congrès américain pour qu’il adopte de nouvelles sanctions contre l'Iran. Barack Obama a fait savoir qu’il s’opposerait à un nouveau train de sanctions, qu’il assimile à « un pas vers la guerre ». Le président américain a appelé les membres du Congrès en faveur de nouvelles sanctions à reconnaître qu’ils étaient, en réalité, en faveur d’une action militaire contre l’Iran. Les propos d’Hillary Clinton montrent qu’attaquer l’Iran est « un problème » et un objectif commun aux Etats-Unis et à l’entité sioniste. La question est de savoir lequel des deux déclenchera les hostilités…