De nouvelles tendances peuvent marquer le marché mondial du pétrole après le retour de l’Iran suite à un assouplissement des sanctions économiques dont il fait objet. Il était auparavant l’un des plus gros fournisseurs de l’or noir. A la fois l’Europe est prête à revoir son programme d’essor de l’énergie « verte » et revenir aux sources traditionnelles de l’énergie – le pétrole et le gaz naturel. Les experts pronostiquent une baisse peu importante des prix des hydrocarbures qui resteront confortables tant pour les vendeurs que pour les acheteurs. Voici ce qu’en pense le directeur Energie à l’Institut de l’énergie et des finances, Alexeï Gromov : « Le retour sur le marché mondial du pétrole d’un acteur aussi important que l’Iran se ressentira sur les prix. Mais on ne peut pas dire que cela ait un effet instantané et brusque, car l’Iran ne va retrouver sa place parmi les pays exportateurs du pétrole que progressivement en permettant au marché de s’adapter à une nouvelle réalité. La pression à la baisse sur les prix sera probablement observée dans les mois prochains, mais n’aura pas un caractère radical. » Les analystes ont calculé que la marque Brent peut baisser de 5-6 dollars en espace d’un an. Cela veut dire que le baril coûtera de toute façon au-dessus des 100 dollars. Et c’est un prix de confort pour les producteurs et pour les clients. Les pays européens veulent aussi renforcer leurs positions sur le marché pétrolier. L’UE peut revoir sa politique énergétique jusqu’à 2030. L’énergie « verte » revient trop cher et s’avère inefficace La demande du carburant traditionnel en Europe poursuivra son hausse, ce qui incitera les compagnies européennes à affermir leurs positions au-delà de l’UE, estime Roustam Takaïev, expert principal de l’Union russe des industriels du pétrole et du gaz. « L’Europe pourra développer l’exploitation du pétrole et du gaz naturel au-delà de son territoire. Notre planète ne manque pas de nouvelles régions où la production des hydrocarbures est capable d’augmenter. Actuellement la situation est telle qu’au niveau actuel des prix il devient économiquement rentable d’extraire des ressources d’un accès difficile. » Les analystes considèrent que les compagnies européennes pourront dans un avenir proche prendre part à la mise en valeur des champs pétroliers russes, dont ceux du plateau continental arctique.