«Israël et la France entretiennent désormais un dialogue très étroit
sur les questions internationales d’intérêt commun. Signe de la vitalité de notre relation politique, un dialogue stratégique annuel a été institué en 2009 entre le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et son homologue israélien » - Site du Ministère français des Affaires étrangères (2014) « La France devient l’allié principal des Etats-Unis » - AFP (31 08 2013) Comprendre ce qui se passe en ce moment en France demande plus, beaucoup plus que de l’indignation. Et encore moins que les analyses simplistes des théories du complot – incapacitantes et qui détournent de l’action politique ou des élucubrations antisémites ou négationnistes. La domination politique et idéologique de l’Axe américano-sioniste – les deux vont de pair – en France s’explique par des rapports de domination impérialiste et néo-coloniaux imposés depuis des décennies. Elle s’explique aussi par une lutte interne au sein des élites françaises, un processus de reconquête politico-idéologique mené dès l’instauration du régime gaulliste en 1958 par les USA et l’OTAN. Et par le lobby israélo-sioniste après 1967. La ‘grande politique européenne’ de de gaulle en Europe et dans le monde a été un insupportable défi à l’ordre américain. La ‘politique arabe’ de la France un autre défi, tout aussi inacceptable. Il fallait dès lors ramener à l’ordre la France. Ce sera chose faite avec Sarkozy et Hollande. COMMENT LA FRANCE DE DE GAULLE EST-ELLE TOMBEE DANS LES MAINS DU « PARTI AMERICAIN » ET DU LOBBY SIONISTE ? Dans un récent éditorial (traduit en 6 langues et publié sur plusieurs dizaines de sites amis en Eurasie et en Afrique) , j’expliquais comment la France du Général de Gaulle, la France anti-américaine qui du Québec au Cambodge s’opposait à l’impérialisme yankee, la France qui disait ‘non’ à l’OTAN, était tombée dans les mains du « parti américain » et du Lobby sioniste, celui du CRIF – cette version de l’AIPAC à l’usage de l’Hexagone – et des BHL et autres Fabius… Lire : http://www.lucmichel.net/2013/08/31/pcn-info-geopolitique-la-france-de-de-gaulle-est-tombee-dans-les-mains-du-parti-americain-et-du-lobby-sioniste/ LES FAITS. COMMENT LA POLITIQUE DE LA FRANCE EST DECIDEE A WASHINGTON ET TEL-AVIV ? Les événements qui secouent – artificiellement, comme un rideau de fumée – les médias français et européens appellent à approfondir mon analyse. Rappeler tout d’abord des faits bruts essentiels qui, avant toute explication, dévoilent la véritable nature du Régime français atlantiste, celui de Sarkozy et Hollande : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » - Manuel Valls, ministre social-démocrate de l’intérieur (Strasbourg, 17 juin 2011) « En novembre 2010, il (Hollande) avait participé à la publication d’une tribune sur le site du journal Le Monde dénonçant les agissements du collectif BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions à l’encontre d’Israël). Il s’était alors associé à de nombreuses personnalités juives telles que Bernard-Henry Levy, Yvan Attal, Michel Boujenah, Fredéric Encel ou encore Alain Finkelkraut; et faisait partie des rares hommes politiques à réellement intervenir contre les agissements foncièrement anti-israéliens d’une association qui prenaient de l’ampleur médiatiquement (les seules autres étaient également membres du PS: Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, Jean-Marie Le Guen et Manuel Valls) » - Guysen News (Israël) « Ils m’appellent ‘Sarkozy l’Américain’. Eux considèrent que c’est une insulte, mais je le prends comme un compliment » - Nicolas Sarkozy (cité par l’Ambassadeur US à Paris en 2008) « Sous le haut patronage de Laurent Fabius, la Fondation France-Israël (reconnue d’utilité publique et créée en 2005 lors de la dernière visite en France du Premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon) (…) Laurent s’est dit très favorable aux initiatives susceptibles de rapprocher les sociétés civiles française et israélienne, et soutenir activement la Fondation . Nicole Guedj, sa présidente, na pas manqué de rappeler les excellentes relations qui existent entre François Hollande et Israël « - Blog Aufeminin.be « Sarkozy a souligné à quel point il ‘se reconnaît’ dans les valeurs américaines, écrit le diplomate (…) L’ambassadeur en conclut que « Sarkozy est viscéralement pro-américain » et qu’ ‘il voit sa propre ascension comme étant le reflet d’une saga à l’américaine’ (…) Il est pro-américain et acquis aux principes du libre-marché. (…) Il est vigoureux sur le besoin pour la France de dépasser ses réflexes anti-américains. (…) Sarkozy est l’homme politique français qui soutient le plus le rôle des Etats-Unis dans le monde. (…) Son sobriquet est ‘Sarkozy l’Américain’, et son affinité avec l’Amérique est authentique et vient du fond du cœur » - Le Monde (‘Sarkozy l’Américain’, 30 nov. 2010) « l’UMP veut que la relation avec les Etats-Unis soit la base de la diplomatie de la France » - Hervé de Charrette (dirigeant de l’UMP, en 2007) « L’autre question essentielle pour les Américains est le Proche-Orient. Après une analyse sur « le traditionnel centre de gravité pro-arabe » de la France (…) l’ambassade US … note que « l’héritage juif de Sarkozy et son affinité pour Israël sont célèbres », et que de surcroît il vient de nommer à la tête du Quai d’Orsay Bernard Kouchner, « le premier ministre des affaires étrangères juif de la Ve République » (…) L’ambassade américaine est très satisfaite du premier gouvernement Sarkozy. Celui qui bénéficie du portrait le plus flatteur est Bernard Kouchner : « L’humanitaire de renommée mondiale », « l’un des rares politiques (de gauche ou de droite) à avoir soutenu ouvertement l’invasion américaine de l’Irak » (…) Les diplomates américains se félicitent aussi de la nomination de « l’ambassadeur aux Etats-Unis » Jean-David Lévitte comme conseiller diplomatique à l’Elysée, d’Hervé Morin au ministère de la défense (« Proche de l’ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les Etats-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés »), ainsi que de l’entrée au gouvernement de  » l’un des plus vieux amis et alliés politiques de Sarkozy « , Brice Hortefeux (« Il a maintenu des liens très étroits avec l’ambassade depuis des années ») » - Le Monde (‘Sarkozy l’Américain’, 30 nov. 2010) ANATOMIE DU « PARTI AMERICAIN » EN FRANCE Les faits exposés ci-dessus révèlent une sujétion organisée : celle du « parti américain » à Washington, doublée d’un pouvoir politico-médiatique qui double et complète cette domination, celui du « Lobby israélo-sioniste ». Le « parti américain » c’est ainsi que Jean Thiriart désignait dès 1962 les partis du Système dans toute l’Europe, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite atlantistes, toutes tendances confondues (Thiriart y ajoutait comme « ennemis de l’Europe » les « petits-nationalismes » du type FN qui assurent la division intra-européenne face à l’impérialisme). Et que le PCN les désigne plus que jamais. Ce système qui depuis un certain 6 juin 1944 assure la colonisation de l’Europe. Cette UE qui n’est pas une puissance impérialiste – comme certains à Paris la rêvent encore – mais bien la première et la plus riche des colonies américaines. Le « parti américain » c’est ainsi AUSSI que le général de Gaulle et les Gaullistes historiquesnommaient à la fois la sociale-démocratie française et leurs rivaux de droite, les Giscards, Mitterand, Lecanuet ou Tixier-Vignancourt (qui annonçait le FN). Cette droite atlantiste nostalgique de la sujétion à l’OTAN. Ou encore cette démocratie-chrétienne tout aussi atlantiste. L’ironie aura été que c’est de l’intérieur même du parti gaulliste, tombé en décadence idéologique, qu’est venue la reprise de contrôle politico-militaire de la France par les USA : Sarkozy et ses neocons à passeports français. Avec l’incapacitant et vassalisant retour dans l’OTAN. LE ROLE DE L’OTAN ET LA SUJETION DE L’UE Car l’OTAN ce n’est pas aujourd’hui que l’URSS n’existent plus, pas plus qu’hier, le « bouclier de l’Europe » (sic). Mais son harnais. Un outil politique, militaire et diplomatique de vassalisation et de contrôle. Qui assure aux USA à la fois le dédoublement de ses moyens militaires – l’OTAN c’est l’infanterie coloniale du Pentagone -, le contrôle de ses industries d’armement – clé du développement industriel et scientifique -, un marché continental pour le lobby militaro-industriel US, et enfin la sujétion de la diplomatie et de la politique étrangère de l’UE à celles de Washington. Et accessoirement à celles de son allié et complice de Tel-Aviv. Le péché originel de l’UE, cette pseudo « Europe » croupion – qui est tout sauf l’Europe -, est précisément la sujétion, inscrite dès le Traité de Maastricht, de sa défense et de sa politique extérieure à l’OTAN et à son hegemon américain. Et c’est cette sujétion qui conduit à l’échec de l’UE. Qui l’empêche de devenir Etat et Empire transnational. Et qui explique l’échec annoncé de l’Euro. Car la monnaie unique et le marché unique doivent pour aboutir déboucher sur l’Etat fédéral, voire unitaire (relire Thiriart). Faute d’assurer les pouvoirs régaliens de défense et de désignation de l’ennemi (relire Karl Schmitt), l’UE est incapable d’assumer durablement celui de battre monnaie. DE MITTERRAND A HOLLANDE : LA ‘GAUCHE AMERICAINE’ Le « parti américain » c’est aussi évidemment la Sociale-démocratie – qui n’a plus rien de « socialiste » depuis Août 1914, depuis son ralliement aux nationalismes petit-bourgeois et au Parlementarisme bourgeois – française et européenne. Celle des Mitterrand, Jospin, Hollande et autres Valls – la gauche ouvertement américaine, en pamoison devant Obama – ou Fabius. Cette sociale-démocratie française et européenne qui a été de toutes les aventures coloniales à l’extérieur et a soutenu toutes les sujétions coloniales à l’intérieur. La France otanisée de Hollande, chien courant de l’impérialisme américain au Sahel, en Afrique centrale ou au Moyen-Orient, acharnée à abattre la syrie, est l’héritière du Mitterrand ministre de la IVe République qui guillotinait les militants du FLN. Ou du Mitterrand de la Ve République qui engagea la France dans la Première guerre du Golfe – celle de Bush père – et dans le démantèlement des seconde (Tito) et troisième Yougoslavie (Milosevic). Contre les alliés de la France qu’étaient Belgrade et Bagdad. Dans ces conflits voulus par Washington que le grand géopoliticien autrichien Von Lohausen (1) qualifiait fort justement de « guerres contre la Grande-Europe » (2). « FRANCE – ETATS UNIS L’AXE DE GUERRE » (DIXIT LIBERATION) L’actualité de l’agression impérialiste contre la Syrie – car cette agression est menée par les USA, l’OTAN et leurs alliés du Golfe depuis les premiers jours de 2011 – révéle la tragique sujétion de Paris à Washington. Voilà donc la France rebelle du général de Gaulle devenue le plus fidèle caniche de l’impérialisme américain. Ironie supplémentaire, au moment où Londres sous la pression de la rue doit s’en éloigner … Le refus de la Grande-Bretagne d’intervenir militairement en Syrie en août dernier a placé la France en position inédite d’allié principal des Etats-Unis. Car Paris, elle, était prête à participer directement à une aventure militaire en Syrie et le reste. Obama joue sur ce plan habilement à la fois de l’arrogance française due à la nostalgie de l’empire français et des problèmes psychologiques de Hollande. « L’alliance offensive américano-française constitue une situation inédite dans la période contemporaine », analysait pour l’AFP Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique. « Américains et Français ont déjà travaillé ensemble en première ligne dans la gestion des crises comme par exemple au Liban dans les années 80 et 90, mais je n’ai pas le souvenir d’une coalition offensive construite autour des Etats-Unis et de la France sans la Grande-Bretagne », analyse le chercheur. « Ironie de l’histoire, cet engagement de la France au côté des Américains intervient dix ans après la crise irakienne qui avait provoqué une tension sans précédent entre Washington et Paris, flamboyant opposant à l’invasion américano-britannique en Irak », commentait l’AFP. Cette crise irakienne qui a vu précisément rougeoyer les dernières braises de la flamboyante politique gaulliste des Années 60. « On est dans la situation exactement inverse de 2003 », souligne M. Tertrais. LES CONSEQUENCES GEOPOLITIQUES : LA DOUBLE FIN DE LA ‘GRANDE POLITIQUE ARABE DE LA FRANCE’ ET DE L’ALTERNATIVE DE ‘L’AXE PARIS-MOSCOU’ Tout cela à des conséquences géopolitiques importantes. Qui prédominent sur la politique franco-française ou les feux de l’actualité. C’est évidemment la fin de la ‘Grande politique arabe’ de la France, aujourd’hui au service à la fois de la politique sioniste de Tel-Aviv. Mais aussi de celle des monarchies obscurantistes du Golfe, Saoudiens ou Qataris. C’est aussi et surtout la fin – définitive ou provisoire à long terme – de ce concept novateur qu’était l ‘ « Axe Paris-Moscou ». Un concept que j’avais été le premier à définir dès les derniers jours de 1992 (4) pour le PCN, réfléchissant à une alternative à la ligne de notre « Ecole géopolitique euro-soviétique » (5), suite à l’effondrement de l’URSS. Ceci de nombreuses années avant la reprise du concept par de Grossouvre notamment. Et qui offrait une alternative à la construction d’une Europe véritable et indépendante. J’ai souvent insisté dès l’avènement des Années Sarkozy, qui annonçait clairement ses options atlantistes et philo-américaines, sur le fait que la réintégration politico-militaire de la France dans l’OTAN mettait un terme à la validité de ce concept. Sans politique réelle gaulliste – hors de l’OTAN, contre Washington – plus d’Axe Paris-Moscou. Je suis agacé de lire encore sous la plume d’amateurs sans culture historique ou géopolitique la mise en avant de ce concept des années après la trahison fondamentale de Sarkozy. Je suis encore plus agacé de lire en ce moment des articles délirants sur une supposée « défaite des USA ». Ou sur l’échec de leurs projets du « Grand Moyen-Orient » (6). C’est une lecture trop rapide, trop superficielle et totalement inexacte des événements. De la propagande de guerre mais pas de l’analyse géopolitique ! J’en dirai quelques mots car ce n’est pas mon sujet. Le but des USA c’est depuis le début du nouveau siècle un préalable : le remodelage du « Grand Moyen-Orient » – cette zone géopolitique opérationnelle qui comprend Afrique du Nord, Proche-Orient, Sahel, Afrique centrale et Asie centrale – par l’élimination de l’adversaire principal de Washington et Tel-Aviv : les régimes nationalistes révolutionnaires arabes. Nassérisme, Ba’athismes syrien et irakien, socialisme jamahiryen de Kadhafi (7). Qu’en reste-t-il ? Irak et libye livrés au chaos. Syrie en guerre et détruite. Le reste, le sort des pays de la zone, fragmentés et dévastés importe peu à Washington. L’horizon ultime est la somalisation (8). Le but réel, final, de ce vaste plan pour un « XXIe siècle américain » est la mise hors jeu de la Russie et de la Chine. Avec l’alignement total de Paris sur Washington, voilà à la fois le principal obstacle dans l’UE éliminé et l’alternative de l’Axe Paris-Moscou étouffé. Faut-il baisser les bras pour autant ? « Là où il y a une volonté il y a un chemin » disait Guillaume d’Orange (qui assura l’indépendance des Pays-Bas). Et le grand Nietzsche ajoutait « l’Europe se fera au bord du gouffre ». Ce gouffre est là devant nous, béant, menaçant d’engloutir non seulement les Européens de Vladivostok à Reykjavik, mais aussi nos frères arabes et africains. Et la situation impose de ne pas renoncer, de ne pas subir. Ne pas subir aujourd’hui, c’est défendre résolument les pays de la ligne de Front : Damas et Moscou. ! Luc MICHEL (A suivre) http://www.lucmichel.net/2014/01/10/pcn-info-comprendre-ce-qui-se-passe-en-france-1-la-veritable-nature-du-regime-francais-et-sa-sujetion-a-laxe-americano-sioniste/ 1) Auteur du livre fondamental de géopolitique sur la Grande-Europe « Mut zur Macht. Denken in Kontinenten » (Penser en continents), Jordis Von Lohausen, général et géopolitologue autrichien (1907-2002), est un ancien membre de l’Etat major du Maréchal Rommel, proche des patriotes anti-nazis du 20 juillet 1944. Il s’inscrit comme moi dans la suite des thèses géopolitiques de Jean Thiriart sur « l’Europe de Vladivostok à Dublin ». Il a écrit des pages élogieuses concernant le projet européen de Thiriart des Années 1960-75. Lohausen parle notamment de « l’Europe de Madrid à Vladivostok ». Dans l’exemplaire offert par Lohausen à Thiriart en 1983 (et qui m’a été légué avec sa bibliothèque en 1999) figure la dédicace suivante : « En respectueux hommage à un grand Européen ». (2) Avec le concept de « Grande-Europe », nous concevons précisément la Russie et l’Union européenne comme les deux moitiés de la Grande-Europe, l’Europe-continent de Vladivostok à Reyjavik. Dans la ligne des travaux d’avant-garde de notre Ecole « euro-soviétique » de géopolitique dans les Années 1983-91. Deux visions du futur de l’Europe se font face. La petite-europe croupion de Bruxelles, l’UE, la première des colonies yankee, soumise à Washington depuis plus de six décennies via l’OTAN. De l’autre, la constitution d’un ensemble géopolitique et géo-économique eurasiatique autour de Moscou. Le seul état européen véritablement indépendant et libre, car en géopolitique seule la dimension confère la puissance, et la puissance garantit la liberté. Demain Moscou sera le Piémont de la future Grande-Europe, la Quatrième Rome ! J’ai théorisé le concept géopolitique fondamental de « Seconde Europe » à propos de la Russie régénérée de Poutine dans notre revue francophone LA CAUSE DES PEUPLES (Bruxelles-Paris, n° 31), dès décembre 2006. * Texte disponible sur le site du PCN-NCP, sous le titre « Pourquoi nous combattons. Contre Washington, l’OTAN et la fausse « Europe » atlantiste de bruxelles : avec Moscou pour une autre Europe, grande et libre, de Vladivostok à Reykjavik ! » : Sur http://www.pcn-ncp.com/why/pourquoi1.htm Ce concept est une révision actualisée des thèses de notre « Ecole euro-soviétique » de géopolitique (1983-1992, d’où est aussi issu après 1991 le « néo-Eurasisme russe). En 1983, j’écrivais déjà dans la revue CONSCIENCE EUROPEENNE « La Russie c’est aussi l’Europe » … L’Europe ne se limite pas à l’Union européenne ! Ni même aux états qui lui sont maintenant associés, comme la Moldavie ou la Serbie. La Russie, qui a retrouvé son indépendance avec Vladimir Poutine est aussi l’Europe ! Une SECONDE EUROPE, une AUTRE EUROPE eurasiatique se dresse désormais à Moscou face à l’Europe atlantiste de Bruxelles. Une seconde Europe, qui attire à elle plusieurs anciennes républiques soviétiques. La Russie a en effet mis en place un processus agrégateur semblable à celui de l’Union Européenne, avec des unions autour des organismes transnationaux qui se constituent autour de Moscou : Communauté économique eurasiatique (CEEA : Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizie, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan), Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC de la Communauté des Etats indépendants, alliance militaire du type de l’Organisation du Traité de Varsovie), Organisation de coopération de Shanghai (OCS : Russie, Kazakhstan, Kirghizie, Chine, Tadjikistan et Ouzbékistan. Le Pakistan, l’Iran, l’Inde et la Mongolie y ont le statut d’observateur, la Chine et la Russie y jouent des rôles clés), Espace économique unifié (EEU : Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizie et Tadjikistan). Le puissant soleil noir de la Grande-Europe, celui de l’Etat continental et de l’Europe-puissance (ce que ne sera jamais l’UE !), se lève à l’Est ! Et c’est pourquoi nous écrivons depuis 40 ans « la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik » … (3) Cfr. PCN-TV / LONDRES : MANIF CONTRE LA GUERRE DE L’OTAN EN SYRIE, sur http://www.syria-committees.org/pcn-tv-londres-manif-contre-la-guerre-de-lotan-en-syrie/ et Luc MICHEL, FOCUS / L’OPINION EUROPEENNE BASCULE CONTRE LA SALE GUERRE DE L’OTAN CONTRE LA SYRIE Sur http://www.lucmichel.net/2013/08/30/luc-michel-focus-lopinion-europeenne-bascule-contre-la-sale-guerre-de-lotan-contre-la-syrie/ (4) Ce concept qui a été repris dans de très nombreux milieux influents, celui de l’axe Paris-Moscou ou Paris-Berlin-Moscou, a été développé pour la première fois – à partir de mes textes et éditos de fin 1992 et 1993 – à propos de THIRIART et du PCN dans un livre qui a été consacré en 1993 au NATIONALISME RADICAL EN FRANCE par Philippe HERTENS. Le chapitre qui est consacré au PCN s’intitule « Paris-Moscou, les nationaux communistes » : Cfr. Philippe HERTENS, « Paris-Moscou : Les nationaux communistes », in LE NATIONALISME RADICAL EN FRANCE, Ed. de Magrie, Paris, 1994 Le thème de l’axe Paris-Moscou a été popularisé pour la première fois hors de la presse du PCN dans ce livre. C’est un livre de 1993. Il a aussi été développé aussi par Henri DE GROSSOUVRE, mais dix ans après. En 2006, avec le régime de Sarkozy et la réintégration militaire de la France dans l’OTAN, j’ai développé un nouveau concept, celui de « Seconde Europe », destiné à fournir une alternative au concept devenu obsolète d’ « Axe Paris-Moscou ». Cfr. NOTE 2 supra. (5) Au début des Années 80, THIRIART fonde avec José QUADRADO COSTA et moi-même l’Ecole de géopolitique « euro-soviétique » où il prône une unification continentale de Vladivostok à Reykjavik sur le thème de « l’Empire euro-soviétique » et sur base de critères géopolitiques. Théoricien de l’Europe unitaire, THIRIART a été largement étudié aux Etats-Unis, où des institutions universitaires comme le « Hoover Institute » ou l’ « Ambassador College » (Pasadena) disposent de fonds d’archives le concernant. Ce sont ses thèses antiaméricaines « retournées » que reprend largement BRZEZINSKI, définissant au bénéfice des USA ce que THIRIART concevait pour l’unité continentale eurasienne. Sur l’Ecole de géopolitique euro-soviétique, cfr. : * José CUADRADO COSTA, Luc MICHEL et Jean THIRIART, TEXTES EURO-SOVIETIQUES, Ed. MACHIAVEL, 2 vol. Charleroi, 1984 ; Version russe : Жозе КУАДРАДО КОСТА, Люк МИШЕЛЬ и Жан ТИРИАР, ЕВРО-СОВЕТСКИЕ ТЕКСТЫ, Ed. MACHIAVEL, 2 vol., Charleroi, 1984. Ce recueil de textes fut édité en langues française, néerlandaise, espagnole, italienne, anglaise et russe. * Et : Жан ТИРИАР, « Евро-советская империя от Владивостока до Дублина », in ЗАВТРА ЛИ ТРЕТЬЯ МИРОВАЯ ВОЙНА ? КТО УГРОЖАЕТ МИРУ ?, n° spécial en langue russe de la revue CONSCIENCE EUROPEENNE, Charleroi, n° spécial, décembre 1984. Sur les thèses géopolitiques de Jean Thiriart, Cfr. : * Luc MICHEL, CONCEPTIONS GEOPOLITIQUES DE JEAN THIRIART : LE THEORICIEN DE LA NOUVELLE ROME, Conférence donnée pour la première fois à Bruxelles le 19 septembre 2003, dans le cadre du CYCLE DE CONFERENCES « JEAN THIRIART : L’HOMME, LE MILITANT ET L’ŒUVRE », organisé par l’ « Institut d’Etudes Jean THIRIART » et l’ « Ecole des Cadres Jean THIRIART » (Départements de l’Asbl « Association Transnationale des Amis de Jean THIRIART »), A consulter sur : http://www.pcn-ncp.com/Institut-Jean-THIRIART/cf/cf01.htm (6) Sur le projet US du « Grand Moyen Orient », Cfr, : Luc MICHEL, GEOPOLITIQUE / YEMEN : LE PROJET AMERICAIN DU « GRAND MOYEN-ORIENT » EN ACTION … 2e réédition sur http://www.lucmichel.net/2013/07/07/luc-michel-focus-geopolitique-yemen-le-projet-americain-du-grand-moyen-orient-en-action/ (7) Cfr. Luc MICHEL, L’AGRESSION AMERICANO-SIONISTE EST UNE GUERRE IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE : APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE ! (2003) Sur : http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/ed-031007.htm (8) Sur le concept fondamental de « Somalisation », Cfr. : * Luc MICHEL / FOCUS / GEOPOLITIQUE : SOMALIE 2013, NOUVELLES DU LABORATOIRE DU NOUVEL ORDRE AMERICAIN EN AFRIQUE ET AU « GRAND MOYEN-ORIENT », sur http://www.lucmichel.net/2013/03/19/luc-michel-focus-geopolitique-somalie-2013-nouvelles-du-laboratoire-du-nouvel-ordre-americain-en-afrique-et-au-grand-moyen-orient/ * Luc MICHEL / FOCUS / GEOPOLITIQUE / SCENARIO SOMALIEN POUR LE YEMEN ? http://www.lucmichel.net/2013/07/08/luc-michel-focus-geopolitique-scenario-somalien-pour-le-yemen/