Les dirigeants d'Afrique centrale ont entamé des discussions à huis clos jeudi en fin de soirée à N'Djamena avec les membres du Parlement provisoire centrafricain, emmenés plus tôt par avion de Bangui sur leur ordre, pour statuer sur le sort du président de Centrafrique, Michel Djotodia. De son côté M. Djotodia, à qui la communauté internationale reproche de ne pas avoir mis fin aux violences interreligieuses et aux exactions dans son pays, s'est retiré dans une autre salle pour des discussions avec des proches issus de l'ex-rébellion Séléka qui a pris le pouvoir à Bangui en mars. Le vote du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) est indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique qui pourrait décider du départ de M. Djotodia, ou d'une modification profonde de la répartition des pouvoirs au sein des institutions de transition, au détriment du président.