En ۲۰۱۳, les volumes ont diminué de ۷, ٦% à ۷,۷% pour atteindre ٤۷,۵ milliards, en France. Un nouveau recul qui fait suite à celui de près de ۵% en ۲۰۱۲.

Pour la deuxième année consécutive, les ventes de cigarettes en France ont reculé. Et de manière plus nette qu ' en ۲۰۱۲. En ۲۰۱۳, elles ont baissé de ۷,۷% en volume à ٤۷,۵ milliards, selonLes Echos qui cite des «premières remontées statistiques annuelles». Le président de la confédération des buralistes Pascal Montredon avance lui une baisse de 7,6%. Une diminution qui fait suite à celle de 2012 d'un peu moins de 5%. Confirmation qu'après sept années de stabilisation, entre 2005 et 2011, la cigarette a moins la cote auprès des Français. Pour expliquer cette évolution, Pascal Montredon évoque les hausses successives du prix du paquet de cigarettes de ces derniers mois, voulues par les industriels afin de répercuter le relèvement de la TVA et l'augmentation de la part qui revient aux buralistes. 80% du prix du tabac est constitué de taxes, 8,74% reviennent aux buralistes, et le solde aux fabricants. Le 13 janvier prochain, le paquet de cigarettes augmentera encore de 20 centimes, faisant passer le tarif le plus élevé (Marlboro) de 6,80 à 7 euros, contre 5,35 euros en 2009. Après les hausses de 40 centimes en octobre 2012 et de 20 centimes en juillet dernier, il s'agit de la troisième hausse en 15 mois. Autre explication du recul des ventes de cigarettes: le marché parallèle (Internet, ventes frontalières...) «qui représente entre 23% et 24% de la consommation». Quant à la cigarette électronique, «elle doit avoir un impact oui, mais pas aussi important que le marché parallèle», selon lui. À ce sujet, une enquête nationale en France auprès de 15.000 personnes âgées de 15 à 75 ans sera publiée au troisième trimestre, a annoncé lundi l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Quoi qu'il en soit, cette nouvelle baisse des ventes de cigarettes ne satisfait pas les buralistes qui réclame d'urgence «un moratoire sur les prix du tabac et une lutte contre le marché parallèle», a déclaré Pascal Montredon. Les industriels souhaitaient une hausse qui permette de répercuter le relèvement de la TVA et l'augmentation de la part qui revient aux buralistes.