Comme d’autres acteurs américains du Web, Skype est accusé d’avoir participé à l’espionnage mis en place par la NSA. Même si ce n’est sans doute pas la seule justification, les hackers de l’armée électronique syrienne ont invoqué ce motif pour justifier des attaques contre Skype. Composé de hackers se revendiquant en faveur du régime de Bachar Al-Assad, ce groupe a donc piraté le blog de l’éditeur, mais également compromis ces comptes Twitter et Facebook. Il a ainsi pu poster le 1er janvier des messages antisurveillance sur les services officiels de Skype. « Arrêtez d’espionner les individus ! » a ainsi mis en ligne sur le fil Twitter de Skype cette armée syrienne, qui a à son actif le piratage de plusieurs comptes Twitter de célébrités et d’agences de presse. « N’utilisez pas les emails Microsoft (hotmail, outlook), ils surveillent vos comptes et les vendent aux gouvernements » ont en outre publié les hackers sur la page Facebook de la filiale de Microsoft. De son côté Skype explique à CNet.com avoir réinitialisé les mots de passe et repris le contrôle de ces moyens de communication.