Plus que leurs ainés, c’est notamment pour financer des dépenses courantes que les jeunes se ruent sur les sites de vente en ligne dès le 26 décembre. Avouez le. Vous aussi, à peine le cadeau de Mamie déballé - un magnifique pull shetland pourtant-, vous montez dans votre chambre pour le poster sur un site de vente en ligne et vous offrir le dernier jeu en vogue. Comme vous - ou votre enfant -, ce sont les jeunes qui sont les plus prompts à revendre ces cadeaux amoureusement choisis qui par tante Adèle qui par Papie. Selon l’étude OpinionWay/PriceMinister-Rakuten publié ce lundi, auelque 73 % des 25-34 ans et 63 % des 18-24 ans sont ainsi prêts à passer à l’acte cette année! Une forte évolution ces dernières années: en 2009, lors de l’étude similaire, ils n’étaient «que» 51,4 % des 25-34 ans à souhaiter revendre leurs cadeaux. Génération «zapping», «décomplexée», les qualificatifs ne manquent pas. Et crise oblige, le tabou de Noël et du don, continue de tomber chez les plus jeunes. Pour la plupart d’entre eux, comme leurs aînés, les raisons principales de ce comportement sont le fait qu’ils ont le cadeau en double (70 % des 18-24 ans) et qu’il ne leur plaît pas (57 %). Pour près de 30 % des 18-34 ans, c’est le besoin d’argent pour financer les dépenses courantes qui motive cette revente, une motivation plus importante pour les jeunes que pour leurs aînés. LES JEUNES N’HÉSITENT PLUS À DIRE À CEUX QUI LES ONT OFFERT QU’ILS REVENDENT LEUR CADEAU Mais là où les plus jeunes apparaissent plus décomplexés, voire plus «cash» que leurs parents, c’est qu’ils sont plus d’un quart (27 %) à avouer à la personne qui leur a offert le cadeau qu’ils le revendent.En moyenne, selon cette étude, les Français ne confient ce comportement qu’à 17 %. Côté cadeaux, ce sont plutôt les CD et les jeux vidéos que les jeunes envisagent de revendre sur le net. Mais aussi l’habillement et les livres. Un comportement qui fait des heureux. A l’instar de Winnie, qui sur Facebook, avoue sans complexe «fouiner sur les sites de revente en ligne», dès le lendemain de Noël, pour trouver «la bonne affaire» Du coup, pour éviter d’en arriver là, les jeunes sont de plus en plus nombreux à demander de l’argent à Noël. Un autre sondage, réalisé en décembre par TNS Sofres révèle en c’est surtout que plus d’un quart (28 %) des sondés préférerait recevoir de l’argent plutôt que des cadeaux. Mais certains résistent à cette mode. Comme Juliette, elle, n’envisage pas de mettre en ligne ses cadeaux. «Pas moi, un cadeau venant de ma famille même si j’aime pas je le vendrais pas, cela me blesserait trop qu’on me le fasse» explique-t-elle sur Facebook. Lucie, quant à elle, préfère donner certains cadeaux dont elle n’aura aucun usage. «Me faire de l’argent sur le dos de ma famille ne me plaît pas, les cadeaux de Noël, cela reste sacré». Enfin un message de Noël…