Trois des quatres corps disparus vendredi dans la chute de l'hélicoptère restent introuvables. Selon les gendarmes, leur recherche pourrait être longue. Elle est peut-être la clé du mystère du crash. Une partie de l'épave de l'hélicoptère qui s'est abîmé vendredi dans la Dordogne en Gironde tuant quatre personnes, a été repêchée lundi avant midi. L'arrière de l'appareil, seul élément à avoir été retrouvée à sept mètres de profondeur, a été sorti de la rivière grâce à des ballons gonflés simultanément et suspendu à une grue télescopique, avant d'être déposé sur un camion plateau. La carcasse sera ensuite emmenée dans un entrepôt militaire où elle sera examinée par la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens et les enquêteurs du bureau enquête-accident (BEA). Pour Ghislain Réty, commandant du groupement de gendarmerie de la Gironde, l'objectif de cet extraction était de «préserver l'intégrité de l'épave et conserver le petit détail qui peut nous donner l'explication sur pourquoi il a chuté, comment il s'est disloqué». C'est notamment dans la partie arrière de l'hélicoptère, retrouvée quasiment intacte, qu'a été retrouvé vendredi le corps du fils de 12 ans de l'homme d'affaires, Lam Kok. Ce dernier était venu en Gironde la semaine dernièrer pour racheter le domaine viticole de La Rivière. À l'heure actuelle, les corps du milliardaire chinois et des deux autres occupants de l'appareil, l'ancien propriétaire du domaine, James Grégoire et un interprète restent toujours introuvables. La rivière pourrait mettre du temps à rendre les corps Mais les recherches ne s'arrêtent pas là. Dans la nuit de dimanche à lundi, des sonars ont sondé sans succès les eaux de la rivière. Lundi, plus d'une centaine de gendarmes à pied ou en bateau étaient mobilisés sur les lieux de l'accident et le long de la Dordogne pour tenter de remonter les corps des disparus. «On peut les retrouver aujourd'hui comme dans six mois. Mais on les retrouvera» affirme le colonel Ghislain Réty. «Est-ce que les corps ont directement coulé ou ont-ils dérivé à la surface avant de couler. On ne le sait pas», admet-il, précisant que l'épaisseur de vase est de plus d'un mètre et que les corps peuvent dériver à sa surface lisse sans être retenus par des branchages. De plus, la Dordogne est à cet endroit, à proximité du début de l'estuaire de la Gironde qui débouche sur l'océan atlantique, soumise au phénomène des marées. Des hélicoptères survolent donc une zone à plus de 20 kilomètres du point d'impact de l'hélicoptère pour vérifier qu'un corps n'a pas déjà dérivé aussi loin et serait remonté à la surface. «Un corps a été retrouvé samedi dans la Dordogne», à plus de 30 kilomètres à vol d'oiseau du lieu de l'accident d'hélicoptère, «c'est celui d'une personne qui avait disparu dans la Dordogne au mois d'avril», a-t-il indiqué pour expliquer que la rivière pouvait «mettre beaucoup de temps avant de rendre les corps».