Le président américain s’est, de nouveau, opposé aux nouvelles sanctions contre l’Iran.

Réagissant à l’avant texte du projet de loi de nouvelles sanctions, présenté par 32 sénateurs démocrates et républicains, Barack Obama a remarqué que les sanctions actuelles répondront aux attentes de certains hommes politiques américains qui veulent faire pression sur Téhéran et qu’il n’y a plus besoin de nouvelles sanctions. Un jour auparavant, le Porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, avait averti qu’au cas où le Congrès adopterait de nouvelles sanctions contre l’Iran, le président y apposerait son veto. Par cette mise en garde, la Maison Blanche souhaitait, en effet, faire renoncer les farouches opposants à l’Accord de Genève à tout acte hostile. Les hommes politiques américains, que ce soit ceux qui assument des postes exécutifs, ou ceux qui gèrent des responsabilités législatives, sont tous unanimes, pour empêcher l’Iran de se procurer ce qu’ils considèrent comme l’armement atomique. Il y a, pourtant, une sorte de divergence de vue tactique entre les autorités américaines. L’appareil exécutif, qui est responsable de la diplomatie du pays, croit qu’il faut profiter de l’opportunité obtenue et barrer la route à l’accès de l’Iran aux technologies nucléaires, via cet Accord de Genève. L’autre groupe, sérieusement, sous l’influence des lobbies israéliens, s’oppose à cette position. Cherchant à empêcher tout accord entre l’Iran et les 5+1, ces opposants à l’Accord de Genève visent plusieurs objectifs, dont le moindre est l’opposition aux progrès de l’Iran. Il semble bien que l’affaire du nucléaire iranien et les modalités de traitement de ce dossier aient créé des dissensions, sur la scène politique américaine. Est-ce que les opposants à l’Accord de Genève pourront aller jusqu’à l’achèvement du processus de l’adoption de nouvelles sanctions, au sein du Congrès, ou bien Barack Obama apposera-t-il son veto à ces sanctions ? Cela dépendra des puissants lobbies, à Washington. Quoi qu’il en soit, l’irrespect de Washington envers ses engagements, d’une part, isolera ce pays, et provoquera, de l’autre, la colère de ses alliés, en Europe. C’est pour la même raison que le Président Obama a menacé, comme une dernière option, d’apposer son veto, pour, ainsi, redorer son blason. Il est, toutefois, peu probable que les opposants à l’Accord de Genève, notamment, les Démocrates, poursuivent ce jeu, jusqu’à la fin du processus législatif, au sein du sénat et de la Chambre des représentants, pour mettre Obama, dans l’année de la tenue des élections de mi-mandat, devant cette alternative : apposer le veto à un projet de loi anti-iranien ou accepter un préjudice porté à son prestige, à  l’échelle internationale.