Les Etats-Unis, ont-ils penché vers les courants les plus extrémistes en Syrie ?
C ' est du moins l ' avis de certains leaders de la coalition de l ' opposition syrienne, confirmé, parait - il, par des sources bien informées. Plus de détails, dans une note parue sur le site irdiplomacy. ir, dans les lignes qui suivent. ' ' « Certains commandants du Front islamique, ayant réussi à imposer leur contrôle sur les bases de l ' ASL, devront entrer en dialogue, d ' ici quelques jours, avec des responsables américains», disent les sources proches des opposants syriens. Le journal londonien Al - Arab en rapporte la nouvelle, et d ' ajouter que cela a provoqué la colère des opposants modérés syriens auxquels les Etats - Unis ont apparemment suspendu leur soutient, ceux même qui se voient, également, supprimés des consultations, avec la partie américaine. « Probablement, des négociations auront lieu en Turquie, avec les Américains, pour armer le Front Islamique et lui confier les responsabilités sécuritaires, dans les régions qu ' il a pris de l ' ASL, dans le Nord syrien», a affirmé, à ce sujet, un insurgé extrémiste, membre de ce front. De même, des sources diplomatiques turques ont dit attendre qu ' une délégation américaine, dirigée par l ' ancien ambassadeur états - unien à Ankara Rabert Ford, arrive à Istanbul, sans parler d ' une date précise. La coalition des opposants syriens s ' est récemment exprimée très en colère contre un nouveau plan américano - britannique, prévoyant l ' arrêt des aides en armement à l ' opposition, et cela, alors que les courants extrémistes, d ' un côté, et l ' armée syrienne, de l ' autre, gagnent du terrain. Cités par les sources bien informées, les leaders de la coalition de l ' opposition disent croire que Londres et Washington ont penché vers les forces extrémistes qu ' ils vont désormais soutenir. Dans la décision de la Turquie de chasser, de son territoire, des responsables et éléments de l ' opposition syrienne, les leaders insurgés voient une mesure, pour serrer l ' étau autour des courants modérés. La fermeture du passage Bab al - Hawa, aussi, s ' inscrit dans le même cadre, disent certains responsables moins radicaux de l ' opposition syrienne. A en croire les observateurs politiques, la Maison Blanche n ' a pas de position stable vis - à - vis de l ' affaire syrienne. C ' est pourquoi on entend le Président américain, Barack Obama, transmettre des messages parfois contradictoires. D ' une part, il arrête son appui aux opposants d ' Assad, ceux qui insistent sur le départ du Président syrien et de l ' autre, penche vers les courants radicaux, tandis qu ' il continue son appui aux courants modérés, en empêchant, pourtant, de changer la donne du pouvoir, sur place. Il y ' a quelques jours, le Secrétaire d ' Etat américain John Kerry a affirmé qu ' il faisait confiance en la personne du Colonel Salim Idriss, chef d ' état - major du Conseil militaire suprême de l ' ASL, ajoutant que les aides américaines aux opposants se poursuivront. Dans le même temps, le Secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel a affirmé que le courant modéré en Syrie restait trop longtemps en régression, avec, son poids affaibli face aux islamistes extrémistes. Et ça tape sur les nerfs, selon le Ministre américain de la Défense. « Les Etats - Unis poursuivront leurs aide aux forces de l ' ASL, mais suspendront leur aide en armement à destination du Nord syrien; ce sera le cas, tant que les courants radicaux exercent leur contrôle sur les stocks d ' armes et les passages frontaliers près de la Turquie», a précisé Chuck Hagel lors d ' un point de presse. Par ailleurs, les sources proches de la Maison Blanche ont déclaré, la semaine dernière, à Wall Street Journal, qu ' après une rencontre à Genève, entre le Colonel Salim Idriss avec des responsables américains, ces derniers avaient réussi à le persuader à retourner en Syrie et à poursuivre les opérations contre le gouvernement de Bachar Al - Assad. Selon les experts militaires, si les Etats - Unis ont arrêté leurs aides en armement à l ' ASL, c ' est parce qu ' ils craignent que ces armes ne tombent entre les mains des courants extrémistes. Cela a fait que les activités militaires des opposants modérés réduisent. Dans de telles circonstances, les sources bien informées disent que les Etats - Unis chercheraient à convaincre les alliés européens mais aussi les russes, sur le fait qu ' il faudra changer la direction de la confrontation avec Assad, afin de l ' orienter, plutôt, dans le cadre d ' une lutte contre Al - Qaïda et ses éléments. A ce sujet, le Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a appelé le gouvernement d ' Assad et les forces nationales syriennes, à se coaliser, dans une lutte contre les courants terroristes opérant en Syrie. ' '