Eh oui ! C’est bien le résultat d’une étude couvrant 87 pays à travers la planète. Les musulmans sont plus heureux pendant le mois de ramadan, bien que l’économie évolue au ralenti, sinon régresse au cours de cette période. Détails.
«Le ramadan augmente le bien - être chez les musulmans», révèle une étude croisant ramadan, résultats économiques et bien - être, menée par deux chercheurs en politiques publiques de l’Université de Harvard, Filipe Campante et David Yanagizawa - Drott. En d’autres termes, les musulmans sont plus heureux pendant le mois de jeûne. Basées sur les résultats de sondages conduits entre ۱۹۸۱ et ۲۰۰۸ dans ۸۷ pays, l’étude montre que les effets de la pratique du ramadan sur le bien - être des hommes et des femmes sont positifs, avec un effet plus important chez les secondes. Pour déterminer ce bien - être, les chercheurs ont retenu deux principaux critères: le bonheur que ressentent les musulmans pendant cette période et la satisfaction qu’ils ont de leur vie. Ainsi, lorsque les musulmans doivent jeûner pendant ۱۲ à ۱۳ heures dans la journée(en fonction de la saison à laquelle le mois de ramadan aparrait: hiver, été, …), le taux de musulmans se déclarant heureux augmente de quatre points. La même expérience montre que la probabilité qu’un musulman soit satisfait de sa vie grimpe alors d’environ neuf points.ParadoxeL’étude relève cependant un paradoxe, car le bien - être ressenti par les jeûneurs n’est nullement le résultat d’une meilleure situation matérielle ou financière. Car, indique l’étude, le mois de jeûne a un effet négatif sur la croissance économique des pays musulmans. Ce qui a déjà été prouvé dans plusieurs de ces pays dont l’Algérie ou encore le Maroc avec l’étude réalisée en juillet ۲۰۱۳ par le Haut - Commissariat au Plan(HCP). Les chercheurs précisent également que le problème de croissance ne provient pas d’un manque de productivité au travail de la part des musulmans pendant le jeûne. En fait, «le ramadan conduit les musulmans à se soucier relativement plus de la religion et moins du travail et des récompenses matérielles», notent - ils dans l’étude. C’est ce qui explique le ressenti des jeûneurs pendant le mois sacré.